Bitva u Slavkova

Bataille d’Austerlitz 1805 – Promenade sur le champ de bataille II.

Language

 

Traduit avec l’aide de l’IA à partir de la version anglaise.

Dans le précédent épisode de cette mini‑série, l’accent était mis sur la situation politique avant la bataille d’Austerlitz — comment et pourquoi Napoléon et son armée sont arrivés en Moravie et à Brno, et où il a séjourné pendant la préparation de la bataille ; aujourd’hui, cap sur le champ de bataille lui‑même pour un bref récapitulatif du déroulement des combats.

Champ de bataille d’Austerlitz
Champ de bataille d’Austerlitz

Champ de bataille d’Austerlitz

Le champ de bataille d’Austerlitz se trouve à l’est de Brno. Il couvre environ 120 km² et englobe 25 communes et villes. Ses limites « notionnelles » vont de Pozořice au nord, Slavkov u Brna à l’est, Žatčany au sud et Šlapanice à l’ouest. Le relief est varié. On y trouve des collines et des hauteurs (les hauteurs de Pratzen avec les Vieux VignoblesPracký kopecŽuráň et Santon). Près de Ponětovice, à la confluence du ruisseau Říčka et du Zlatý potok, le terrain était en 1805 fortement gorgé d’eau et marécageux. Près de Žatčany, la rivière Litava alimentait deux étangs aujourd’hui disparus — Žatčanský et Měnínský.

La situation avant la bataille d’Austerlitz
L’armée alliée

Le 17 novembre 1805, le commandant en chef des forces russo‑autrichiennes, le général Koutouzov, arrive à Šlapanice. Il y apprend que les unités d’avant‑garde de l’armée de Volhynie du général Buxhöwden ont déjà atteint Rousínov. Koutouzov ordonne alors à son armée de Podolie de poursuivre la marche vers Vyškov.

À ce moment‑là, tandis que l’armée française occupe Brno et commence à se diriger vers le sud, le quartier général allié reste à Šlapanice jusqu’au 19 novembre 1805. Des troupes russes campent également à Bedřichovice et dans le village voisin de Prace. Ces positions sont abandonnées le lendemain. Parmi les officiers partants figure le feld‑maréchal prince de Liechtenstein, commandant de la cavalerie russo‑autrichienne, qui avait été temporairement logé à Šlapanice.

Le 20 novembre, l’avant‑garde du feld‑maréchal Kienmayer atteint Austerlitz (Slavkov), suivie d’autres unités autrichiennes et russes. Le 1er décembre, l’empereur d’Autriche François Ier et le tsar de Russie Alexandre Ier arrivent et s’installent au château d’Austerlitz (Slavkov), propriété de la famille Kaunitz.

Quelques jours plus tôt, les deux souverains avaient passé la nuit du 29 novembre au plus petit château de Bohdalice, appartenant à la famille noble MannerWolfgang Manner, frère du propriétaire du domaine, était chargé de l’approvisionnement des troupes alliées durant leur séjour en Moravie et en Silésie.

Château de Bohdalice
Château de Bohdalice

L’Armée française

Peu après l’évacuation de Podolí par l’armée russe, des troupes françaises arrivent. Le 20 novembre, des soldats du 17e régiment d’infanterie légère avec trois canons entrent dans le village. Entre les 27–29 novembre, le manoir local devient le quartier général de la réserve de cavalerie française commandée par le maréchal Murat. Le 29 novembre, la 2e division de cavalerie lourde de Murat, menée par le général d’Hautpoul, se déploie dans la zone.

Le même soir, Napoléon Bonaparte arrive à l’Ancienne Poste près de Kovalovice pour rencontrer ses maréchaux MuratSoultLannes et d’autres commandants. Le lendemain, près de cet endroit, Napoléon reçoit l’émissaire du tsar Alexandre Ier — le prince Piotr Dolgoroukov. Le général russe repart convaincu que les Français craignent la supériorité numérique des Alliés avant la bataille d’Austerlitz. Le 1er décembre, après l’abandon du relais de poste par les Français, le général Bagration de l’avant‑garde alliée l’occupe.

Vieux poteau, Kovalovice
Vieux poteau, Kovalovice

Entre‑temps, la 1re division de cavalerie lourde du général Nansouty atteint Šlapanice le 29 novembre, bientôt rejointe par l’état‑major du IVe corps du maréchal Soult. Napoléon transfère son grand quartier général à l’auberge Kandie près de Podolí, puis — le 1er décembre — dans une gravière près de Šlapanice, où il dîne à l’auberge Pindulka voisine et passe la nuit sous un abri sommaire.

Le temps, dans les jours précédant la bataille d’Austerlitz, est froid et instable — températures entre 1–2,5 °C, avec des gelées nocturnes. Nuages, pluie, neige et brume alternent jusqu’au soir du 1er décembre, quand le ciel se dégage sur l’Europe centrale. Une dense brume matinale se forme dans les basses terres — au‑dessus s’élève le légendaire « Soleil d’Austerlitz ».

La bataille d’Austerlitz
Telnice et Sokolnice

Les premiers coups de feu de la bataille d’Austerlitz éclatent tard dans la nuit quand l’avant‑garde du feld‑maréchal autrichien Kienmayer s’approche de Telnice, défendue par 100–150 tirailleurs français. De rudes combats pour le village s’ensuivent, la colonne du général Dochtourov arrivant vers 7 h. Les Français sont brièvement contraints de reculer mais se regroupent près du Zlatý potok. Renforcés par une brigade détachée par le maréchal Davout, ils attaquent et contre‑attaquent à plusieurs reprises. Vers 10 hTelnice et Sokolnice restent aux mains des Alliés, tandis que les Français se replient vers Otmarov.

Zámek Sokolnice
Sokolnice Château

Le Bond du lion – Attaque sur les hauteurs de Pratzen

Au moment où la majeure partie de l’armée russo‑autrichienne est entraînée dans les combats entre Telnice et SokolniceNapoléon lance la manœuvre prévue sur l’aile gauche pour frapper les Alliés de flanc et par l’arrière. Les formations d’assaut de Saint‑Hilaire et Vandamme, du corps de Soult, avancent rapidement contre la colline de Pratzen. Au‑delà de la rupture de pente des Vieux Vignobles, la 4e colonne mixte du général Miloradovich et du feld‑maréchal en second Kolowrat se trouve encore là et heurte les unités de Lannes et Murat. Environ deux heures de combats désespérés suivent, avec de lourdes pertes des deux côtés. Vers 11 h, les Français contrôlent à la fois les Vieux Vignobles et la colline de Pratzen. Peu après 11 hNapoléon quitte Žuráň et, avec la Garde et une partie de la réserve, se porte vers les Vieux Vignobles.

Santon, combats le long de la route d’Olomouc

Napoléon Bonaparte décida que la colline du Santon serait le point d’appui extrême de l’aile gauche de la position française. La colline est défendue par le 17e régiment d’infanterie légère du général Claparède, qui l’a solidement fortifiée par trois lignes de retranchements et l’a couverte par 18 pièces lourdes. À droite des troupes de Claparède se tiennent, au début de la bataille, deux divisions d’infanterie du 5e corps du maréchal Lannes et le corps de cavalerie du maréchal Murat.

Depuis l’Ancienne Poste de Pozořice, les unités russes du général Bagration avancent. Elles franchissent le ruisseau de Pozořice et engagent bientôt, au pied de la colline, une lutte contre une partie du corps de Lannes et la cavalerie française. Les Russes tentent de déborder Santon par la droite. Les Français ouvrent un feu massif, auquel répond l’artillerie de Bagration. Le général français Roger‑Valhubert est blessé par un éclat de boulet. Les Russes occupent temporairement Tvarožná mais doivent reculer. Après 14 hBagration commence un repli final vers Rousínov.

Santon
Santon

Affrontement des Gardes impériales près de Holubice

Près de Holubice, de violents combats de cavalerie ont lieu. Le Ve corps français, appuyé par la cavalerie de Murat, progresse et pousse les Alliés vers Rousínov. La Garde impériale russe tente de renverser la situation en entrant dans la mêlée. La Garde impériale, composée de l’élite de la société russe et commandée par le frère cadet de l’empereur Alexandre, le grand‑duc Constantin Pavlovitch, était à l’origine destinée à servir de réserve pour les colonnes alliées en progression. Au lieu de cela, elle se retrouve en première ligne, où elle est attaquée près de Blažovice par les unités de Lannes.

Peu avant midi, deux régiments français combattent en vain la cavalerie de la Garde russeNapoléon envoie une partie de son escadron personnel — des grenadiers à cheval et des chasseurs accompagnés des célèbres Mamelouks — pour entrer dans la lutte. Ce n’est qu’après des attaques répétées que la Garde russe est contrainte de se replier. Des centaines de morts et de blessés jonchent le champ de bataille. Bien que ce choc d’unités d’élite n’ait pas décidé du cours de la bataille, il est entré dans l’histoire. La rencontre est notable à la fois pour l’affrontement des troupes d’élite des deux armées et pour la démonstration de l’efficacité de la coordination interarmes de l’armée française.

Combats de cavalerie lors de la reconstitution de la bataille d’Austerlitz en 2024
Combats de cavalerie lors de la reconstitution de la bataille d’Austerlitz en 2024

Le coup de grâce à Zlatý Potok

Après midi, lorsque les Français se sont emparés des hauteurs de Pratzen, les combats dans la partie centrale du champ de bataille sont pratiquement terminés. Vers 13 hNapoléon Bonaparte rencontre l’état‑major du maréchal Soult près de la chapelle Saint‑Antoine de Padoue, sur une colline au‑dessus d’Újezd u Brna. De ce belvédère, Napoléon observe la retraite de l’armée alliée durant l’après‑midi.

Son regard porte loin vers le sud. Dans la vallée en contrebas se trouvent trois colonnes russesattaquées par deux directions par des régiments français qui avancent sans relâche. Du nord, dévalant les pentes de la Vieille Colline (Stará hora), affluent des masses de soldats français — les divisions de Saint‑Hilaire et Vandamme, la division de dragons de Boyé et six bataillons de grenadiers d’Oudinot. Au sud, près de Telnice et Sokolnice, se tiennent les divisions de Davout et Friant, qui poussent pour achever l’encerclement.

Újezd u Brna, chapelle Saint-Antoine de Padoue
Újezd u Brna, chapelle Saint-Antoine de Padoue

La voie de fuite des Alliés est désormais extrêmement réduite. La seule option semble mener vers le sud, mais s’y trouvent deux grands étangs — les étangs Měnínský et Žatčanský. La masse des soldats en retraite décide de franchir la digue étroite qui les sépare. Pendant le repli, toutefois, un chariot de munitions exploseobstruant le passage et rendant la route presque impraticable.

De nombreux soldats tentent alors de fuir par la surface gelée des étangs, mais la glace, affaiblie par le dégel précédent, ne peut supporter le poids. Seule une petite partie de l’armée russo‑autrichienne parvient à se mettre à l’abri en traversant ou en contournant les étangs ; ceux qui ne sont pas tués sont faits prisonniers. Environ 8 000 hommes, menés par le général Dochtourov, réussissent à s’échapper. À la faveur de la tombée de la nuit, vers 16 h, ils se dirigent vers la sécurité en direction de Bošovice.

Épisodes suivants de la série :

Notre vidéo YouTube propose un regard fascinant sur l’une des batailles les plus significatives des guerres napoléoniennes — la bataille d’Austerlitz (la bataille des Trois Empereurs). Elle retrace les événements d’avant et pendant la bataille, ses moments clés et son impact sur l’histoire européenne. Les spectateurs découvriront les lieux qui y sont liés — comme le château d’Austerlitz, les hauteurs de Pratzen et Brno — ainsi que les grandes figures : Napoléon Bonapartetsar Alexandre Ierempereur François Ier et général Koutouzov.

Sdílejte článek

Přihlaste se k odběru novinek, aby Vám žádný z publikovaných článků neunikl.